Je ne me sens pas bien : que faire ?

Vous vous sentez triste, désespéré ? Vous avez perdu toute motivation ?  Vous n’êtes plus capable de prendre une décision ? Plus rien ne vous fait plaisir ? Vous mangez moins et vous avez du mal à dormir ? Vous avez l’impression d’être inutile ? En résumé, vous ne vous sentez pas bien et vous ne savez pas quoi faire. Ce sont là tous les symptômes de la dépression et vous devez réagir sans plus attendre.  

Les principales causes d'un syndrome dépressif

Si les causes de la dépression ne sont pas connues avec précision, plusieurs facteurs sont néanmoins identifiés. La génétique est l’un d’entre eux. Peut-être y a-t-il des antécédents dans votre famille ? Un déséquilibre biologique peut également être une cause du syndrome dépressif. Une hypothyroïdie ou la prise de pilule contraceptive par exemple peuvent contribuer à ce syndrome.

Votre état psychologique est également influencé par vos habitudes de vie. Le tabac, l’alcool, le manque d’activité physique ou l’addiction aux jeux vidéo jouent un rôle important sur votre moral. C’est le cas également de vos conditions de vie. Si vous vivez dans des conditions économiques précaires, si vous êtes stressé ou isolé socialement, vous pouvez être sujet à la dépression. Un divorce, l’épuisement professionnel, la perte de votre emploi, celle d’un proche ou tout autre événement de la vie traumatisant peuvent provoquer une dépression chez les personnes prédisposées à cette maladie.

Un état dépressif peut également se manifester de façon cyclique, on parle alors de dépression saisonnière. Elle se manifeste généralement pendant les mois où le taux d’ensoleillement est au plus bas. Enfin, 60 à 80 % des femmes ressentent un état de tristesse quelques jours après l’accouchement. On parle alors de dépression postpartum ou de baby blues.

Identifier les causes de son mal-être

La première étape vers la guérison est de prendre conscience de votre mal-être. Il faut ensuite en identifier les causes, afin de pouvoir trouver des solutions pour remédier. Il n’est pas toujours évident de trouver les responsables de son état dépressif, mais c’est pourtant indispensable. Cela permet en effet de savoir sur quoi agir pour aller mieux.

Commencez par faire le point sur votre vie, faites une liste de ce qui ne va pas ou de ce que vous aimeriez améliorer. Vous pouvez aussi en parler à vos proches. Poser des mots sur une situation et sur votre ressenti aide parfois à y voir plus clair.

  • Y a-t-il des tensions au sein de votre couple ? 
  • Les relations avec vos enfants sont-elles conflictuelles ?
  • Êtes-vous fâché avec un ami ?
  • Avez-vous des problèmes d’argent ?

Une fois la cause de votre baisse de moral identifiée, vous pourrez agir. Par exemple, si vous constatez que votre mal-être est la cause d’une surcharge de travail et que vous avez le sentiment de ne pas être soutenu par vos collègues ou vos supérieurs hiérarchiques, vous devez leur en parler. Ils n’en ont peut-être pas pris conscience et vous pourrez trouver ensemble des pistes d’amélioration.    

Dois-je consulter un médecin ?

Vous avez identifié les causes de votre mal-être, vous avez peut-être essayé d’agir pour aller mieux ou vous ne vous en sentez pas la force. Le syndrome dépressif persiste. Sachez que la dépression est une maladie et il est possible que vous ne puissiez pas vous en sortir seul. Les professionnels de santé sont là pour vous aider.

Vous pouvez tout d’abord en parler à votre médecin généraliste, il est à même de diagnostiquer une dépression et de vous prescrire un traitement thérapeutique adapté. Son rôle est aussi de vous orienter vers un autre professionnel, comme un psychiatre ou un psychologue, voire un coach de vie. Le psychiatre est un médecin spécialisé dans les maladies mentales et dans leurs traitements. Après un échange avec vous, il peut vous prescrire des médicaments. Le psychologue n’est pas médecin, il ne pourra pas vous faire d’ordonnance pour un traitement médicamenteux. Cependant, il peut réaliser une psychothérapie en cas de dépression. Un suivi psychologique adapté est la clé pour sortir de la dépression.

RDV avec psy pour aller mieux

Les petits plaisirs de la vie

Cela peut vous paraître anodin, mais les petits plaisirs de la vie peuvent vous aider à sortir d’une dépression. Votre hygiène de vie joue un rôle sur votre état dépressif. Adoptez des horaires réguliers et dormez suffisamment. Pratiquer une activité physique régulière de 30 minutes minimum plusieurs fois par semaine aide également à se sentir mieux.

L’alimentation est également un facteur déterminant. Votre souffrance vous amène peut-être à consommer davantage d’alcool, de tabac ou d’autres substances addictives. Essayez de tirer un trait dessus, car le soulagement ressenti n’est que de courte durée. Ces produits peuvent au contraire aggraver la dépression. Privilégiez dans votre assiette les légumes et les fruits frais, les poissons et les huiles végétales. Les bienfaits d’une bonne hygiène sont parfois insoupçonnés.

Enfin, gardez des liens avec vos amis, vos collègues, votre famille. Les relations sociales sont, en effet, indispensables. Elles vous permettent de sortir de chez vous et de vous aérer l’esprit.  

Je ne me sens pas bien : quelles solutions pour être plus heureux ?

Parfois, lors d’une baisse de moral, des solutions simples peuvent être mises en œuvre pour être plus heureux. Commencez par accepter vos changements d’humeur. Ne culpabilisez pas, il arrive à tout le monde de se lever du pied gauche. Acceptez aussi ces variations de moral chez vos proches. Ensuite, ne focalisez pas sur vos défauts et vos faiblesses. Concentrez-vous sur vos qualités et faites la paix avec vous même. Votre confiance en vous remontera en flèche.

Trouvez un but à votre vie, fixez-vous des objectifs, même simples. Personne ne vous demande de changer le monde. Réfléchissez à vos valeurs personnelles et travaillez à atteindre vos objectifs. Vous ressentirez le bonheur du travail accompli.

Enfin, ne fuyez pas les bons moments ! Vos amis organisent une fête, mais vous ne vous sentez pas d’humeur et vous cherchez une excuse pour ne pas y aller ? Erreur ! Même si vous êtes fatigué, allez-y. Vous n’êtes pas obligé d’y rester jusqu’aux aurores, mais avoir une vie sociale et voir vos proches vous fera le plus grand bien.

Prendre soin de soi en quelques étapes

Et si je décidais de me bichonner, de me dorloter, de faire une vraie pause pour moi ? Si je commençais à voir mon corps autrement et à lui donner les soins qu’il mérite pour être au mieux de ma forme physique et psychique ? Voici 5 conseils pour prendre soin de soi.

1 – Redonner à son corps sa juste place 

Combien d’entre nous se disent simplement : « Je n’ai pas le temps, pas une minute à moi. Je jongle en permanence entre les enfants, le boulot, les obligations domestiques ou familiales. Je n’ai déjà pas de temps pour ma vie de couple, alors du temps pour moi et pour faire du sport, n’en parlons pas ! » Mais il s’agit là d’une vision renversée de la réalité, car si le corps lâche, tout lâche !

2 – Écouter ses besoins physiologiques 

Rappelons-nous ce que disait Jean-Jacques Rousseau : « Il faut savoir perdre du temps pour en gagner. » Donc, accorder du temps à notre corps, ce n’est pas en perdre, mais au contraire gagner en bien-être et en vitalité. En apprenant à être à l’écoute de notre biologie (quel est notre rythme en matière d’alimentation, de repos, de sommeil), en écoutant et en respectant nos besoins physiologiques, nous gagnons forcément en énergie.

3 – Être attentive à son langage intérieur 

Scanner régulièrement notre ressenti corporel est un précieux indicateur de ce que le corps dit de notre état physique. Tenter d’évaluer en même temps notre état intérieur et émotionnel (quels sont les sensations et les sentiments qui nous animent ?) permet de rester au quotidien au plus près des besoins physiologiques  et émotionnels. Toutefois, les injonctions éducatives, les obligations sociales, un rythme de vie effréné empêchent parfois d’entendre les signaux émotionnels.

4 – S’offrir des pauses en solo

Pour être vraiment à l’écoute de son corps, il faut commencer par prendre du temps pour soi, chaque jour, parfois seulement quelques minutes, sans culpabilité. Cela permet de se reconnecter, d’entendre ce que le brouhaha de la vie fait taire. Dans son Petit Traité de vie intérieure, le philosophe Frédéric Lenoir préconise la méditation et le repos comme des moyens efficaces d’être en relation à soi. Faire place au calme, ralentir pour mieux saisir ce qui empêche d’être parfois présent à soi-même, ce qui limite la pleine présence au corps.

5 – Habiter pleinement son corps 

Concrètement, cela signifie qu’il faut se montrer vigilante sur ses limites physiques et psychologiques et faire la différence entre nos besoins et ceux des autres. De nombreuses personnes font passer ces besoins ou le devoir avant eux-mêmes.

Être à l’écoute de soi, habiter pleinement son corps permet d’aller au bout de ses envies sportives, émotionnelles, de passer de la pensée aux actes : du souhait de faire du sport à sa pratique, du besoin de se faire masser aux délices de cet art, de l’envie de rencontre sensuelle au plaisir sexuel… Bref, être en phase avec soi-même, heureux d’être dans un corps dans lequel on se sent bien et à qui l’on a décidé d’offrir les bienfaits qu’il mérite !

Quelques questions à se poser pour mieux vous occuper de vous…

  • Quels sont les moments où vous oubliez votre corps ?
  • Que ressentez-vous pendant ces moments ?
  • Que pourriez-vous faire pour changer les choses ?
  • Quels sont les moments où vous pensez à votre corps ?
  • Que ressentez-vous pendant les moments où vous pensez à votre corps ?
  • Que pourriez-vous faire pour les rendre plus fréquents ?

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