Peur de l’avenir : Comment relativiser ?

Comment arrêter d'avoir peur de l'avenir

À une époque où le changement est constant, la peur de l’avenir n’a jamais été aussi légitime. Après tout, n’est-ce pas normal de s’inquiéter de ce qui pourrait advenir ? N’est-ce pas une réaction logique de craindre l’apparition d’éventuels problèmes ?

Bien sûr que ça l’est, c’est une réaction tout à fait normale dictée par des mécanismes de survie. Mais est-ce que ces mécanismes sont encore appropriés à notre mode de vie actuel ? Et plus important encore : est-ce qu’ils nous sont bénéfiques ?

Si vous être en train de lire cet article, vous savez comme nous que dans la plupart du temps, ces inquiétudes ne représentent qu’une forme de stress nocive à notre bien-être. C’est pourquoi nous allons vous présenter quelles peuvent être les origines de cette peur de l’avenir et surtout, les solutions à appliquer dans chacun des cas présentés.

1. Les schémas restrictifs ou comment expliquer la nature de nos peurs

Il faut savoir qu’il existe des mécanismes que l’on appelle schémas restrictifs en psychologie. Ces schémas sont composés de réactions, d’attitudes et de pensées, assemblées pour former un caractère à la fois unique mais aussi prédictible.

Autrement dit, il s’agit d’une forme de conditionnement qui va programmer la façon dont nous allons réagir ou penser selon les situations auxquelles nous seront confronté.

Bien souvent, ces schémas restrictifs proviennent principalement de notre éducation ou de notre relation avec nos parents. Il se peut cependant que nos expériences de vie puissent renforcer voire créer ce type de conditionnement.

Or il se trouve que l’un de ces schémas intervient grandement dans la création de la peur de l’avenir. Il s’agit du sentiment de vulnérabilité.

2. Pourquoi avons-nous peur : le sentiment de vulnérabilité

Ce schéma se caractérise par l’angoisse permanente de perdre le contrôle. Pour les personnes présentant ce conditionnement mental, tout imprévu a le potentiel de dégénérer et de devenir une catastrophe.

Cette attitude provient généralement d’un « catastrophisme » déjà présent dans le comportement des parents, et qui s’est naturellement transmis à leurs enfants. Ceux-ci développent alors une pensée, celle que le monde est dangereux et qu’il faut donc toujours s’attendre au pire pour s’en protéger.

Pour lutter contre ce type de schéma, ancré en vous depuis des années voire des dizaines d’années, il sera nécessaire d’utiliser une stratégie en 3 étapes :

- Prendre conscience de ce sentiment de vulnérabilité :

Accepter que vous présentez ce schéma sera une étape indispensable pour avancer. Sans acceptation, il ne peut y avoir de changement, car toutes les actions que vous entreprendriez seraient réalisées à contrecœur. N’oubliez jamais que la motivation la plus puissante provient de soi-même, et non des autres.

- Prendre du recul :

Avant de chercher à vous maitriser dans des moments particulièrement stressants, apprenez d’abord à analyser et anticiper vos réactions. Prenez le temps de réfléchir aux comportements que vous aimeriez changer et posez-vous les questions suivantes :

  • « Quel aurait été la réaction la plus adaptée dans cette situation ? »
  • « Quel est l’élément qui a déclenché ma réaction ? »
  • « Comment est-ce que j’aurais pu éviter de faire face à ce problème ? ».

- Définir une stratégie :

Une fois que vous aurez analysé votre comportement, vous serez en mesure de comprendre ce qui déclenche vos réactions excessives ou vos pensées, et donc de les prévenir.

A partir de là, vous pourrez également anticiper certaines situations auxquelles vous serez confronté et prévoir la manière la plus adaptée pour y faire face.

Mais bien que la stratégie exposée ci-dessus fonctionnent parfaitement, elle omet cependant deux difficultés susceptibles d’empêcher de l’appliquer avec succès : le manque de préparation et la gestion de l’émotionnel.

3. Le manque de connaissance / de préparation

Nous sommes souvent surpris de constater le peu de confiance que la plupart des gens accordent en leurs propres capacités. Combien de fois entendons-nous dire « j’aimerais bien mais c’est impossible, c’est au-dessus de mes forces ! » ou encore « je ne pourrais jamais y arriver, je ne sais même pas comment m’y prendre ! » ? Beaucoup trop souvent, malheureusement.

Pourtant, si l’on reprend ces mêmes phrases et que l’on y réfléchit un tant soit peu, on peut s’apercevoir qu’elles possèdent déjà la clé de la réussite.

Si on arrête de se limiter et que l’on se met à ouvrir ses possibilités, on se rend compte que si l’on ne peut pas accomplir cette chose pour le moment, c’est simplement parce nous ne possédons pas encore les compétences nécessaires. On transformerait alors le « c’est impossible » en « comment pourrais-je obtenir ces compétences qu’il me manque ? ».

Et c’est la même chose pour le « je ne sais pas comment faire » : modifiez-le en « comment obtenir les connaissances nécessaires pour y arriver ? ».

En procédant de cette manière, vous allez être surpris de constater à quel point votre potentiel est grand. Vous augmenterez votre confiance en vous ainsi que votre faculté de réagir à des situations imprévues.

Cependant, il arrive quelque fois où notre esprit rationnel ne parvient pas à faire le poids face à l’émotionnel. Il devient alors impossible de raisonner de manière logique et ce sont alors nos schémas restrictifs qui reprennent le dessus.

4. La gestion de l’émotionnel : ne plus avoir peur de l’avenir

Notre faculté à raisonner de manière rationnelle provient de notre cerveau cortical, également appelé néocortex. C’est d’ailleurs son développement particulièrement important chez l’homme qui nous différencie des autres espèces animales.

Cependant, il se trouve que notre comportement n’est pas toujours guidé par la réflexion, mais également par nos émotions. C’est là qu’intervient un cerveau plus primitif, capable de dominer le néocortex dans certaines situations stressantes : le cerveau limbique. Or il se trouve que lorsque notre cerveau émotionnel domine, nous devenons imperméables à toute pensée rationnelle. Nous devenons alors incapables de réagir de manière adaptée.

Au lieu de ça, nous tombons sous l’emprise d’émotions comme la colère ou la peur, dont la manifestation ne constitue au final qu’un mécanisme de protection déployé par votre cerveau limbique. Il s’agit d’une réaction visant normalement à vous protéger d’un danger, comme cela aurait pu être le cas dans un environnement hostile. Cependant, ce type de réaction n’est plus adapté à notre époque moderne, où la plupart des agressions sont davantage d’ordre psychologique plutôt que physique.

C’est pourquoi, pour espérer appliquer la stratégie en 3 temps que nous avons évoqué plus tôt dans cet article, il sera capital d’apprendre à maitriser ses émotions, pour récupérer la faculté de réfléchir de manière rationnelle dans les situations stressantes.

Pour cela, voici 3 outils que vous pourrez utiliser en ce sens :

La réceptivité :

Il s’agit de la capacité de stopper le flot de pensées négatives qui vous amènent bien souvent dans un état de panique, en vous focalisant sur vos sensations corporelles.

La cohérence cardiaque :

C’est une pratique qui permet à la fois de calmer son organisme d’un point de vue physiologique (vous abaissez naturellement votre tension artérielle et votre rythme cardiaque en modifiant votre respiration) et de calmer votre psychique grâce à un processus que l’on appelle la visualisation.

L’ancrage :

Cette technique issue de la PNL (Programmation Neuro Linguistique) permet de faire appel à des ressources psychologiques issues d’expériences passées afin de pouvoir affronter avec davantage de sérénité toute situation pouvant se révéler stressante.

Toutes ces méthodes peuvent cependant être complexes à comprendre et à utiliser sans accompagnement. C’est pourquoi nous avons fait le choix, plutôt que de vous les exposer brièvement (ce qui ne vous apporterait aucun bénéfice) de les intégrer au sein d’une méthode complète visant à vous aider à reprendre le contrôle de vos émotions.

Conclusion

Au final, même si la peur de l’avenir semble parfois inévitable car ancré dans notre caractère, nous avons vu ensemble qu’il était possible de la contrer en utilisant un plan basé sur l’acceptation, la prise de recul et la définition d’une stratégie.

Pour appliquer ce plan, il convient cependant de rester ouvert à l’apprentissage et de maitriser des techniques de gestion des émotions, afin de pouvoir réagir de manière rationnelle en toute situation.

Références :

  • Le pouvoir de la confiance en soi, de Brian Tracy
  • Embrassez le crapaud, de Brian Tracy
  • Pouvoirs illimités, de Anthony Robbins
  • Cohérence cardiaque 365, de David O’Hare
  • Guérir le stress, l’anxiété et la dépression, de David Servan-Schreiber
  • Je développe mon intelligence émotionnelle, de Lucile Quillet
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