Solutions pour soigner la phobie sociale

Si la peur est un mécanisme normal de notre fonctionnement, il est cependant important de rester attentif à la rationalité de celle-ci. En effet, avoir peur est tout à fait justifié dans certaines situations et nous permet même de survivre pour faire face au danger. Mais dans le cas de la phobie sociale, nous ne sommes pas dans des conditions de survie et pourtant, la peur peut nous paralyser ou nous faire fuir au point de gâcher notre vie au quotidien !

Les personnes souffrant d’anxiété ou de phobie sociale subissent en effet des peurs qui sont généralement décuplées, exagérées, persistantes et très envahissantes… Pour ces gens, les peurs sont devenues les geôliers qui les enferment dans une impossibilité de réaliser certaines tâches ou de se mêler aux autres.

Ainsi, tout contact social peut devenir un enfer, et même parfois le simple fait de penser à une situation peut les terroriser (parler devant des collègues dans une réunion, devant une classe, ou encore arriver en retard dans un endroit où nous sommes attendu).

Alors pour vous aider à vaincre votre anxiété sociale, nous avons rassemblé certains éléments nous paraissant indispensables pour réussir à être à l’aise socialement.

1. Développer sa confiance en soi

Une des principales raisons créant de l’anxiété sociale est la peur du jugement et du regard des autres. Et ces peurs sont guidées par quelque chose de plus profondément ancré en vous : le manque de confiance en soi. Car si vous manquez de confiance en vous, il est évident que vous exposer et d’être le centre de l’attention vous mettra mal à l’aise et vous fera vous inquiéter du jugement que les autres pourront porter sur vous.

Alors un point de départ pour commencer à ne plus frémir devant chaque prise de parole sera de travailler sur votre confiance en vous (cf notre article sur la confiance en soi). Il existe beaucoup de manières de travailler sur vos niveaux de confiances :

  • Devenir plus compétent dans le domaine dans lequel vous devrez vous exposer pour prendre la parole en public
  • Faire du sport, soigner son apparence ou actualiser sa garde de robe pour changer ce qui nous fait douter de notre apparence
  • Changer notre regard critique sur nous-même, être positif et faire preuve de bienveillance
  • Fréquenter des personnes sûre d’elles et qui vous inspirent
  • Faire du développement personnel
  • Etc…

De cette manière, plus vous serez confiant(e), moins votre anxiété sociale vous paralysera.

2. Se libérer du regard des autres

Ce point découle directement du précèdent. Comme nous le disions, la peur du regard et du jugement des autres est très souvent à l’origine de cette anxiété sociale. Il sera donc important de réussir à se libérer de l’impact que peut avoir ces jugements sur vous.

Bien sûr, comme nous l’expliquions précédemment, vous aurez naturellement tendance à moins vous préoccupez du regard des autres en augmentant votre confiance en vous. Mais ce ne sera peut-être pas suffisant pour déloger vos peurs et les faire redescendre de leur démesure habituelle.

C’est pourquoi il pourra être intéressant de s’exposer progressivement à l’objet de vos peurs. Si vous vous confrontez graduellement à votre peur, l’impact qu’elle aura sur vous diminuera peu à peu.

Voici quelques exemples de situations que vous pourriez créer volontairement afin de vous exposer :

  • Aller seul dans un bar pour boire un verre (prenez de quoi vous occupez pour moins vous soucier du regard des autres.)
  • Trouver des excuses pour aller parler à des inconnus. Ne serait ce que demander un conseil à un vendeur, demander l’heure, un itinéraire ou toute sorte de chose qui n’imposera qu’un petit contact social
  • Vous promenez seul dans un endroit fréquenté. (parc, parcours santé, rues piétonnes)

Ces situations viseront à vous mettre au contact de votre peur de façon progressive, sans pour autant imposer de parler devant un auditoire complet. De cette manière, votre peur du contact social pourra diminuer progressivement, car en vous exposant régulièrement à vos peurs, votre cerveau finira par s’acclimater et comprendre que votre vie n’est pas en danger face à ces situations.

3. S’inscrire dans une association ou un club

Une autre manière de s’exposer au contact social en diminuant le stress que cela va engendrer sera de vous inscrire à une activité. Peu importe laquelle, car en soi, cela dépendra surtout de vos envies, croyances et valeurs. Le tout sera d’une part de pouvoir s’intégrer dans un groupe et d’autre part de se sentir accepté sans être jugé (comme par exemple dans un groupe de théâtre). De plus, cela vous fournira une bonne raison d’aller au contact des autres.

Si par exemple, vous travaillez avec une association caritative, cela aura un plusieurs intérêts. Pour vous, ce sera l’occasion de travailler pour une cause qui va au-delà de votre personne et d’aider les gens, mais aussi de vous donner des raisons d’obtenir du contact social.

Au fil de votre expérience, vous vous rendrez vite compte que vos peurs diminueront progressivement (bien sûr, ce n’est pas en claquant des doigts que votre phobie sociale disparaîtra, cela prendra un peu de temps).

Voir aussi notre article : comment rencontrer des gens

4. Consulter un professionnel

Maintenant, si pour vous libérer et vous désinhiber, vous avez tendance à vous tourner vers les médicaments, l’alcool ou les drogues et que vous n’arrivez pas arranger vous-même votre situation, il sera peut-être temps de penser à demander de l’aide à un professionnel.

Ce n’est aucunement une honte de consulter un professionnel pour nous aider à gérer des peurs qui perturbent notre quotidien et nous empêche de vivre pleinement, bien au contraire. Des études démontrent d’ailleurs que la Thérapie Cognitivo Comportementale (TCC) serait particulièrement efficace et surtout sans effets secondaires (contrairement aux traitements médicamenteux) pour traiter des problématiques comme la phobie sociale.

Conclusion

Pour conclure, il semble important de comprendre que la phobie sociale est avant tout une surinterprétation de notre cerveau face à des situations qui ne devrait pas générer autant de stress ou de peur. Ces surinterprétations poussent souvent à éviter toute situation générant des sensations désagréables (c’est un réflexe de survie).

Mais c’est justement en les évitant que l’on amplifie l’impact que celles-ci ont sur nous. Vous devez donc reprendre confiance en vous, suffisamment pour vous exposer progressivement à ces situations, et montrer à votre cerveau qu’il n’est pas nécessaire de générer autant de stress quand nous sommes face à un contact social ou que nous devons être au centre de l’attention d’un auditoire.

Il est maintenant de votre ressort de travailler pour ne plus craindre les contacts sociaux et enfin vivre sans les éviter. Cela vous permettra très sûrement de renouer avec des amis que vous évitiez par peur de vous exposer et par conséquent, vous serez sûrement beaucoup plus heureux. Car il ne faut pas oublier que nous sommes des êtres sociaux et par conséquent, qu’il est essentiel d’avoir des contacts !

Laisser un commentaire

Retour haut de page